27 avril 2009
Hortefeux joue les incendiaires
Alors que nous vivons une crise économique et sociale sans précédente, le Ministre du Travail place dans ses priorités, l’ouverture des centres commerciaux le dimanche.
N’y a-t-il pas plus urgent ?
Quand le chômage explose :
- Est-il utile d’appauvrir un peu plus le commerce de proximité au risque de voir disparaître plusieurs centaines de milliers d’emplois ?
- Est-il nécessaire d’affaiblir les meilleurs remparts contre la précarité que sont les liens familiaux et sociaux ?
- Est-il cohérent d’exiger des salariés, jetés à la rue, le respect des lois républicaines et de proposer la légalisation de la délinquance économique, en soutenant ceux qui bafouent sciemment la loi en ouvrant illégalement le dimanche ?
- Est-il responsable de proposer la déréglementation dans les zones touristiques, alors que personne n’est capable de définir le concept ?
La façade atlantique, le pourtour méditerranéen, les côtes de la mer du Nord, les Alpes, les Pyrénées, le Massif Central, les châteaux de la Loire, Paris, Lyon, Reims, Caen, Rodez, les Vosges, Craponne-sur-Arzon, nos vignobles, nos bocages, nos forêts etc., etc., etc. ne sont‑ils pas des zones touristiques ? Jusqu’à cet entassement de béton qu’est La Défense, classé zone touristique par le Préfet des Hauts-de-Seine.
- Est-il intellectuellement soutenable de parler de « volontariat » quand le contrat de travail est un contrat de subordination ? Ce n’est pas le salarié qui s’embauche, décide de l’organisation de son temps de travail, s’accorde des primes ou des augmentations, se promeut ou se licencie.
Selon un sondage IPSOS de décembre 2008, 85,3% des cadres supérieurs pensent que les salariés n’auront pas la possibilité de refuser de travailler le dimanche si l’employeur leur demande. En clair, ceux qui donneraient l’ordre de travailler, savent que le volontariat c’est pipeau !
La CFTC s’interroge sur cet acharnement thérapeutique gouvernemental, le lobby des grandes enseignes est-il si puissant ? Ou le Gouvernement s’ennuie-t-il ? Dans ce cas, il pourrait utilement s’intéresser aux conséquences pour les salariés de l’exercice de métiers particulièrement pénibles. Il est vrai que là, il ne s’agit pas de tiroir‑caisse mais de la vie ou de la mort d’hommes et de femmes.
Joseph THOUVENEL, Secrétaire Général Adjoint
24 avril 2009
Congrès Fédéral Santé Sociaux
du 12 au 15 mai 2009, au centre de congrès vinci
17 avril 2009
DISCRIMINATION SYNDICALE DANS LE SERVICE PUBLIC
Ecrivez à Arlette Chabot pour soutenir la demande de Jacques Voisin
Chers amis
La direction de l’information de France 2 a décidé de programmer jeudi 23 avril une émission sur l’actualité sociale et a délibérément choisi de n’inviter que 3 des 5 dirigeants de confédérations syndicales, toujours les mêmes pourrions-nous dire. Nous venons d’écrire un courrier de protestation à Arlette Chabot la directrice de l’information de France2 ; avec copie à P. de Carolis le PDG de France Télévisions. Il est clair que le respect de la différence et du pluralisme syndical n’est pas une valeur défendue sur les chaînes publiques.
Nous ne pouvons continuer de supporter une telle attitude des grandes chaines de télévision, de surcroît quand il s’agit du service public.
Aussi nous vous invitons à adresser en très grand nombre, un mail de protestation à l’adresse suivante - arlette.chabot@france2.fr - dont le texte vous est proposé ci-après et à inviter vos collègues, amis et famille à regarder une autre chaine ce soir là si aucune réponse satisfaisante ne nous est adressée.
Texte du Mail
Madame Chabot,
En programmant l’émission « A vous de juger » du 23 avril prochain, vous avez invité 3 leaders syndicaux M.M. Mailly, Chéreque et Thibault. Alors qu’il y a aujourd’hui une intersyndicale unie parmi laquelle figurent 5 confédérations représentatives au niveau national. Je regrette vivement l’absence de Jacques Voisin, Président de la CFTC qui donnerait un éclairage différent aux débats.
J’estime du devoir d’une chaine publique de respecter le pluralisme syndical qui est l’une des bases de notre modèle social.
Malheureusement, cette discrimination n’est pas la première, si ce choix devait se confirmer je demanderais à mon entourage amical et familial de regarder ce soir là une autre chaine.
Syndicalement vôtre.









