23 avril 2008
1er Mai 2008 “Pouvoir d’achat = + dans le cabas”
Rendez vous est pris à 10 heures, place de la République, à Paris, pour notre manifestation nationale CFTC du 1er mai. Plus de 6 000 militants et sympathisants CFTC sont attendus.
"Pouvoir d’achat = + dans le cabas", c’est le message que portera la banderole de tête.
Cette année, en effet, le pouvoir d’achat est notre préoccupation principale et le thème de notre défilé. Aussi, sur le pavé parisien, la CFTC montrera sa détermination pour revendiquer un salaire décent pour tous.
En effet, alors que l’augmentation du Smic de 2,3 % interviendra ce jour là, la CFTC insiste sur le fait que le Smic n’est qu’un salaire de survie et demande la création d’un revenu de dignité.
D’ailleurs, au départ du défilé, Jacques Voisin annoncera que la CFTC définit actuellement des propositions très concrètes pour améliorer le pouvoir d’achat des français.
Pour illustrer le thème du pouvoir d’achat, des personnes porteront des paniers de ménagère emplis de fruits et légumes.
Une colombe événementielle a été créée à cette occasion, poussant un chariot de supermarché.
Raoul, Narcisse le P’tit Quinquin, Degeyter, Epona, Guillem seront en tête du défilé. Qui sont-ils? Des géants dont la taille peut aller jusqu’à cinq mètres, donnant de la hauteur à notre manifestation.
Une centaine de carnavaleux de Dunkerque, aux déguisements tous plus loufoques les uns que les autres, seront également présents.
Tout le défilé sera festif; dynamique et musical, accompagné par un groupe de musique portugaise. L’arrivée se fera au son des percussions et des tambours.
Pour montrer notre représentativité, rejoignez le défilé en contactant votre union départementale!
Plus d’informations auprès du service événements : evenements@cftc.fr
A noter : Jacques Voisin sera l’invité de Canal+ La Matinale (en clair) le 1er mai à 7h43. Il répondra aux questions de Bruce Toussaint sur le pouvoir d’achat
17 avril 2008
LA CFTC ne signe pas la position commune sur le Dialogue Social
Le Conseil confédéral de la CFTC réuni le 17 avril en séance extraordinaire a décidé à l’unanimité de ne pas signer la position commune sur le développement du dialogue social.
- La CFTC avait comme objectif d’étendre le bénéfice du dialogue social aux salariés de toutes les entreprises, quelle que soit la taille de ces dernières et en particulier à ceux qui n’y avaient pas accès jusqu’à présent, c'est-à-dire les salariés des PME et TPE: Seulement 1/3 des entreprises ont un DS. Plus de 4 millions de salariés n’ont même pas la possibilité d’élire leurs représentants dans des institutions représentatives du personnel.
- Avec la fin de mandat de nombreux DS, le dialogue social risque de pâtir de la restriction du pluralisme syndical et de la disparition des propositions de ces délégués, sans compter la mise en danger professionnelle de ces militants qui seraient les victimes collatérales de ces nouvelles dispositions (y compris dans les «grandes» confédérations).
- La CFTC constate que si l’intitulé du document était : « le financement et le développement du dialogue social », le refus du MEDEF d’évoquer son financement (contrairement à l’accord signé avec l’UPA), fait reposer la poursuite de ce dialogue sur les cotisations des seuls syndiqués ou l’utilisation d’autres ressources
- Pour elle, donner la priorité au critère d’audience parmi les critères de représentativité pose un problème avec le risque de voir les syndicats consacrer une bonne partie de leur énergie à préparer les élections à l’intérieur des entreprises.
- La CFTC dénonce les conséquences qui découleraient de la mise en œuvre de ce texte : dans les grandes entreprises. En dépit de centaines d’élus à travers le pays, une organisation syndicale serait exclue de toute négociation : au nom de la démocratie sociale, alors qu’elle peut être majoritaire dans certaines régions ou certains établissements (cf. SNCF en Alsace).
- La CFTC est convaincue que cet accord participe à déplacer la négociation (cf. les heures supplémentaires) de la branche vers les entreprises sans présence syndicale, là où le rapport de force est le plus défavorable aux salariés
- La CFTC constate que les partenaires sociaux sont floués sur la forme prise par ce texte: une «position commune», et non pas un accord, ce qui empêche l’usage d’un droit d’opposition de la majorité des organisations syndicales.
En conclusion, le Conseil confédéral de la CFTC a décidé à l’unanimité de ne pas signer cette «position commune».
La CFTC regrette que les partenaires sociaux n’aient pas réussi à faire progresser le dialogue social dans les entreprises de notre pays et demande au Gouvernement - qui va reprendre la main - d’entendre les revendications de l’ensemble des organisations syndicales et de se soucier davantage du développement effectif du dialogue social à tous les niveaux plutôt que des préoccupations d’appareils patronaux et syndicaux.
12 avril 2008
FEHAP STOP A LA DEGRADATION DU POUVOIR D’ACHAT !
Salariés de la convention collective nationale de travail du 31/10/1951
stop à la dégradation du pouvoir d’achat !
Lors des négociations salariales avec les représentants de la FEHAP (Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne) les Organisations Syndicales ont été amenées à faire les constats suivants :
- Sur 9 ans, soit sur la période 1999-2007, la valeur du point a évolué de 6,52%.
- Sur 9 ans, soit sur la période 1999-2007, l’indice INSEE des prix a progressé de 17,70%.
En conséquence, les salariés ont subi une perte de pouvoir d’achat sur ladite période de 11,18%.
Les autres évolutions salariales, qui ont pu intervenir ponctuellement sur cette même période à titre individuel ou catégoriel, ne sauraient combler la détérioration constatée.
Outre un gel des salaires de 2,58% consécutif à la réduction du temps de travail, cette situation est le résultat d’une politique salariale qui se borne, dans le meilleur des cas, à transposer, année après année, les seules augmentations générales de la fonction publique...
Les Organisations Syndicales, qui déclarent « priorité absolue » la question du pouvoir d’achat, ont donc exigé une majoration générale des salaires à minima de 2,15% au 1er janvier 2008.
Les employeurs, lors de la commission Paritaire du 26 février 2008, ont proposé une majoration de la valeur du point de 0,5% au 01/02/2008 et de 0,3% au 01/11/2008, soit 0,51% en masse sur l’année…A la Commission Paritaire suivante, le 1er avril 2008, la délégation patronale propose une majoration de 0,5% au 01/03/2008 et de 0,5% au 01/10/2008, soit 0,54% en masse sur l’année !
Ces propositions provocatrices ont suscité l’indignation des organisations syndicales qui ont donc, par deux fois, quitté la table des négociations.
L’Intersyndicale estime, aujourd’hui, que la balle est dans le camp des salariés.
Des actions, au niveau national comme au niveau local vont s’organiser partout où cela sera possible.
De l’ampleur de la mobilisation dépendra bien sûr le résultat de la négociation sur les salaires…
A Paris le 07 avril 2008









